
Mettre des mots sur un malaise intérieur qu'on n'arrive pas à expliquer

Sabrina Carlucci
Accompagnement à Strasbourg | Régulation du système nerveux · Strasbourg
Ce malaise qui n'a pas de nom — et pourtant il est là
Tu te lèves le matin et quelque chose ne va pas. Pas vraiment de tristesse. Pas vraiment d'anxiété. Juste un inconfort diffus, comme un bruit de fond que tu n'arrives pas à localiser.
Tu cherches les mots et ils ne viennent pas. Alors tu te dis peut-être que tu exagères. Que c'est la fatigue. Que les autres ont des problèmes plus concrets que le tien.
« Je ne sais même pas ce que j'ai. Comment expliquer quelque chose que je ne comprends pas moi-même ? »
Cette phrase, je l'entends souvent dans mon espace d'accompagnement à Strasbourg. Et je veux te dire quelque chose d'important : ne pas trouver les mots ne signifie pas que ce que tu vis n'est pas réel.
Ce que ce malaise peut signaler
Ce type de ressenti diffus peut apparaître dans des moments de transition — professionnelle, relationnelle, identitaire. Il peut aussi surgir dans des périodes en apparence « normales », ce qui le rend encore plus déroutant.
Certaines personnes le décrivent comme :
- Une impression de décalage entre leur vie et ce qu'elles ressentent profondément
- Un sentiment de vide sans raison apparente
- Une fatigue de faire semblant que tout va bien
- L'impression de passer à côté de quelque chose, sans savoir quoi
Ce n'est pas de la faiblesse. C'est souvent le signal que quelque chose cherche à être entendu.
Commencer à nommer : des repères concrets
Mettre des mots sur un vécu flou, ça ne se fait pas d'un coup. C'est un processus. Et il commence souvent par le corps avant les mots.
Un exercice à essayer maintenant
Installe-toi confortablement, les pieds à plat sur le sol. Ferme les yeux si tu le souhaites.
- Pose une main sur ton ventre. Respire lentement, 4 secondes à l'inspiration, 6 à l'expiration. Répète 3 fois.
- Scanne ton corps de la tête aux pieds. Où est-ce que tu sens quelque chose ? Une tension, un serrement, un vide, une chaleur ?
- Donne une couleur ou une texture à cette sensation. Pas besoin de phrase — juste une image, un mot brut.
- Pose-toi cette question : si cette sensation pouvait parler, qu'est-ce qu'elle dirait ?
Cet exercice dure moins de 5 minutes. Il ne résout rien d'un coup, mais il crée un point de contact avec ce qui est là. C'est souvent là que les premiers mots commencent à émerger.
Trois questions pour amorcer la mise en mots
Si l'exercice corporel te semble trop abstrait, tu peux aussi commencer par l'écrit. Prends un carnet et réponds à ces questions sans te censurer :
- Depuis quand est-ce que je ressens ça ?
- Dans quels moments c'est plus fort — ou au contraire plus absent ?
- Qu'est-ce que j'évite de regarder en face en ce moment ?
Pas besoin de réponses complètes. Des fragments suffisent. L'objectif n'est pas de tout comprendre — c'est de commencer à te mettre en relation avec ce que tu vis.
Quand consulter ? Ce que l'accompagnement peut apporter
Il y a des moments où ce malaise diffus s'installe dans la durée. Il ne disparaît pas après une bonne nuit de sommeil. Il résiste aux vacances, aux distractions, aux conversations avec des proches.
Ce n'est pas un signe que tu es « trop dans ta tête ». C'est souvent le signe que ce vécu a besoin d'un espace dédié — un espace où tu peux parler sans avoir à te justifier, sans avoir à rendre le problème plus « grave » pour qu'il soit pris au sérieux.
Ce que je propose dans mon accompagnement à Strasbourg
Dans mon travail, je suis attentive à ce qui se passe dans le corps autant que dans les mots. Le système nerveux porte beaucoup de ce que l'esprit n'arrive pas encore à formuler. Ensemble, nous créons les conditions pour que ce malaise puisse se déposer, prendre forme, et commencer à être compris.
Certaines personnes qui viennent me voir décrivent exactement ce que tu vis :
- Elles fonctionnent bien en apparence mais se sentent vides à l'intérieur
- Elles ont l'impression de ne plus savoir ce qu'elles veulent vraiment
- Elles ressentent un besoin de clarté qu'elles n'arrivent pas à satisfaire seules
Si tu te reconnais dans l'une de ces descriptions, consulter un espace d'accompagnement peut être un premier pas utile. Pas pour trouver des réponses toutes faites — mais pour commencer à poser les bonnes questions, dans un cadre sécurisant.
Tu n'as pas besoin de savoir exactement ce qui ne va pas pour venir. Arriver avec le flou, c'est déjà suffisant pour commencer.


